Accord-cadre signé avec le Consiglio Nazionale delle Ricerche de Rome

Publié le 9 juin 2022 Mis à jour le 9 juin 2022
Date(s)

du 9 juin 2022 au 31 juillet 2022

Lieu(x)

Campus Trotabas

Signature d’un accord-cadre entre Université Côte d’Azur et le Consiglio Nazionale delle Ricerche (Rome)
 

Mercredi 1er juin 2022 – à 14h00 – Salle du Conseil
Faculté de droit et science politique – avenue Doyen Louis Trotabas - Nice

Muriel Dal Pont, Vice-Présidente d’Université Côte d’Azur et Gabriella Saputelli, représentant Monsieur Giulio Salerno, directeur de l’Istituto di Studi sui sistemi regionali federali e sulle autonomie « Massimo Severo Giannini » (ISSIRFA) du Consiglio Nazionale delle Ricerche à Rome, ont signé un accord-cadre mercredi 1er juin 2022 à la Faculté de droit et science politique de Nice.

L’Université Côte d’Azur, et plus particulièrement la Faculté de droit et science politique représentée par son Doyen, le Professeur Xavier Latour, et le Centre de recherches et d’études en droit administratif, constitutionnel, financier et fiscal (CERDACFF) représenté par son directeur, le Professeur Christian Vallar, formalisent par cet accord avec le Consiglio Nazionale delle Ricerche (équivalent du CNRS, à Rome) un partenariat riche entre les deux établissements.

Cet accord a pour objet la promotion et la coordination de projets de recherche sur une base nationale et internationale, portant sur la diplomatie territoriale et les institutions comparées France et Italie, la valorisation et la diffusion des connaissances techniques et scientifiques.
 

Christian Vallar, directeur du Centre d’études et de recherche en droit administratif, constitutionnel et fiscal (CERDACFF) a rappelé que ce partenariat est le résultat du travail mené dans le cadre du programme de recherche-action « Diplomatie territoriale » dit « DITER », tourné vers l’action extérieure des collectivités territoriales, développé avec le soutien de la Région Sud et de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Ce programme a été initié au sein du CERDACFF (axe mutation des territoires) par le Professeur Agrégé de Droit public Philippe Weckel de la Faculté de droit et science politique de Nice et par Robert Botteghi (ancien professeur associé à cette même Faculté, ingénieur territorial honoraire, chercheur associé) Ils ont été rejoints successivement par Maria Dina Tozzi (directrice honoraire en Région Toscane à Florence, Italie), par E. Martial (expert en coopération, Aoste en Italie) par Jack Hebrard (ancien maître de conférences associé à la Faculté de droit et science politique de Nice, administrateur territorial honoraire) et depuis 2021 par la Professeur de Droit public, Florence Crouzatier-Durand.

Des liens ont rapidement été noués avec le laboratoire ISSiRFA (Istituto di Studi sui sistemi regionali federali e sulle autonomie « Massimo Severo Giannini »), laboratoire de droit public interne au sein du Consiglio Nazionale delle Ricerche à Rome, l’équivalent italien du CNRS.

Xavier Latour, Doyen de la Faculté de droit et science politique, a souligné les perspectives de recherche passionnantes que cet accord-cadre ouvre dans de nombreux domaines, dans le prolongement des axes déjà explorés par Robert Botteghi et Philippe Weckel.

En tant que vice-président de la Métropole Nice Côte d’Azur, il a relevé à quel point la relation et la proximité avec l’Italie seront importantes pour penser l’avenir des vallées notamment. La vie du territoire ne peut être envisagée sans se projeter, grâce à la recherche académique, au-delà de la frontière, donc en prenant en considération le triangle historique « Cuneo, Imperia, Vintimille » qui a contribué à la fois au développement de l’Italie et de cette partie du territoire français.

Xavier Latour a également souligné l’inscription de cette relation entre les deux centres de recherche et les deux institutions, dans la dimension européenne très importante au sein de la Faculté de droit et science politique. Cette Europe pour laquelle il y a tant à faire a été construite parce qu’il existe un couple solide qui n’est pas que le couple franco-allemand, mais qui est aussi le couple franco-italien. La Faculté de droit et science politique propose ainsi deux Licences de droit franco-italien (Turin et Gênes) et des accords de partenariat avec d’autres universités italiennes (accords Erasmus).

La recherche franco-italienne en droit ne demande qu’à grandir parce que « nous voyons bien que ce destin partagé entre la France et l’Italie, c’est d’abord une amitié commune ».

Muriel Dal Pont, Vice-Président d’Université Côte d’Azur, en charge des « Enjeux Europe et Territoire », s’est réjoui de cet accord qui apporte un cadre pour approfondir les relations déjà existantes. L’Italie est un grand partenaire d’Université Côte d’Azur et les relations recherche qui se nouent sont fondamentales pour les chercheurs, c’est pour cela que ces accords sont fondamentaux.

L’Université Côte d’Azur est très heureuse de signer cet accord car cela participe au rayonnement de l’Université. Cet accord a autant des axes « recherche » que « formation », ce qui est très important. L’Université Côte d’Azur a engrangé d’énormes succès (IDEX, 3IA, l’Université européenne) qui lui permettent aujourd’hui de se positionner au niveau national mais aussi au niveau européen et la visibilité en Europe passe par les accords avec ce type de partenaires.

Gabriella Saputelli, représentant Monsieur Giulio Salerno, directeur de l’Istituto di Studi sui sistemi regionali federali e sulle autonomie « Massimo Severo Giannini » s’est félicité de cet accord entre les deux centres de recherche. Les enjeux territoriaux des espaces frontaliers italiens, les besoins et les attentes des populations sont identiques à ceux exprimés par les collègues français. La coopération transfrontalière de proximité italo-française est certes engagée depuis une trentaine d’année grâce aux politiques européennes en faveur de ces territoires. Il convient, dans cette continuité d’action, d’aller plus loin en mettant à disposition des acteurs locaux de l’expertise adaptée à leurs besoins.

Gabriella Saputelli a redit l’attachement de l’ISSirFA à cette méthode de « recherche-action- collaborative » qui a déjà fait ses preuves sur le terrain. L’équipe de l’ISSiRFA (dont R. Coletti et E. Rubbino) se félicite des actions déjà réalisées ensemble, plus particulièrement des travaux récents menés autour du Traité du Quirinal qui ouvre désormais de riches et prometteuses perspectives.

Un numéro de la revue juridique de l’ISSirFA- CNR sur ces questions avec des articles produits par les deux équipes a été remis par l’ISSirFA à l’occasion de cette cérémonie.

La collaboration s’est poursuivie puisque dans la foulée de la cérémonie s’est tenue une réunion de travail consacrée à l’approfondissement de la feuille de route conjointe. Le 2 juin lors de la journée d’actualité de « l’action publique locale » présentée par le CERDACFF et le GRALE (Groupement de recherche sur l’administration locale en Europe), Gabriella Saputelli a assuré au nom de G. Salerno, une intervention avec F. Crouzatier-Durand sur ces questions.