MOBILITÉ EN ANGLETERRE - 1

  • International
Publié le 7 mai 2024 Mis à jour le 5 juillet 2024
Date(s)

le 7 mai 2024

Lieu(x)

Campus Trotabas

Témoignage d'une étudiante sur sa mobilité à University of Essex, en Angleterre, de 2022 à 2024

TÉMOIGNAGE

  • Pourquoi avez-vous choisi de partir à l’étranger, et pourquoi avez-vous choisi cette destination ?

J’ai choisi de partir à l’étranger car j’ai toujours été attirée par les voyages et la découverte de nouvelles cultures. De plus, je souhaitais faire une partie de mes études à l’étranger dès le début de mon parcours académique pour me démarquer et acquérir un avantage significatif pour la suite de mon parcours universitaire et professionnel. L’Angleterre était une destination évidente pour moi, d’une part en raison de la renommée de ses universités, et d’autre part car je voulais approfondir ma maîtrise de la langue anglaise.
 

ADÉLAÏDE MAILLEBIAU

Mobilité à University of Essex, Angleterre, 2022-2024
 
 
  • Comment s’est déroulée votre intégration au sein de l’université partenaire (évènement d’accueil, services pour les étudiants étrangers, tutorat, …) ? 

Mon intégration au sein de l’université de l’Essex s’est déroulée de manière très accueillante. Tout d’abord, grâce au système de parrainage mis en place par l’association du double diplôme, j’ai bénéficié d’un précieux soutien avant même mon arrivée en Angleterre. Ma marraine, grâce à son expérience, a répondu à toutes mes questions et a dissipé mes inquiétudes, puis, à mon arrivée, elle m’a fait découvrir le campus et a continué à me prodiguer des conseils tout au long de l’année, devenant même une véritable amie. De plus, lors de la semaine de la rentrée (« freshers week »), l’université a organisé une multitude d’événements, allant des activités de découverte du campus aux soirées de rencontres entre étudiants, ce qui m’a permis de m’intégrer rapidement et de me faire des amies qui sont devenues comme une deuxième famille. En outre, les enseignants de droit français ont été d’une aide précieuse dès le début de mon parcours universitaire. Leur soutien constant, que ce soit pour améliorer mes compétences dans leurs matières ou pour me conseiller sur mes études futures et ma carrière professionnelle, a été une source d’inspiration et d’encouragement tout au long de mes deux années à l’université.

  • Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ? 

Mon niveau en anglais était déjà solide, tout comme celui de mes camarades de promotion, car une partie de la sélection pour intégrer le double diplôme se base sur la maîtrise de la langue anglaise. Cependant, j’avais toujours une marge de progression, et mes deux années d’études à l’université de l’Essex ont considérablement renforcé mes compétences linguistiques. J’ai eu l’opportunité de pratiquer l’anglais en interagissant avec des étudiants internationaux et mes enseignants. De plus, grâce aux cours dispensés en anglais, j’ai amélioré ma compréhension orale, tandis que les devoirs et les examens m’ont permis de perfectionner mes compétences en rédaction. Les études de droit anglais se sont avérées être un atout majeur pour approfondir ma maîtrise de la langue anglaise. Elles m’ont appris à expliquer mon raisonnement de manière claire, concise et dans un anglais formel. En conséquence, mon vocabulaire anglais s’est considérablement enrichi.

 
  • S’agissait-il de votre première fois dans ce pays ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?

J’avais déjà eu l’opportunité à plusieurs reprises de me rendre en Angleterre que ce soit à l’occasion d’un voyage en famille, de voyages scolaires ou de séjours linguistiques. Avoir pu explorer plus en profondeur ce pays et sa culture grâce au double diplôme a été une expérience enrichissante pour laquelle je suis très reconnaissante. J’ai été frappée par la différence de vie par rapport à ce que je connaissais en France, ce qui m’a surpris étant donné la proximité géographique entre les deux pays. Le rythme de vie, la mentalité, les commerces, de nombreux aspects divergent de ce qu’on connaît en France. L’un des points forts de la vie sur place est le campus de l’université de l’Essex qui ressemble à un véritable village rassemblant les commodités nécessaires aux étudiants comme des logements, des installations sportives, une grande bibliothèque, des restaurants, et même un bar et une boîte de nuit. Grâce à ce campus, j’ai pu bénéficier d’une véritable immersion dans la culture britannique et dans la vie étudiante anglaise. De plus, sa proximité avec des villes telles que Londres ou Cambridge offre l’opportunité de découvrir pleinement le pays et de profiter des activités culturelles enrichissantes. Cependant, un inconvénient majeur de l’Angleterre est le coût de la vie qui est très élevé.
 

  • Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur du pays d’accueil ?

J’ai remarqué des différences significatives entre l’enseignement supérieur français et anglais. Sortant du lycée en France, où la charge de travail est souvent intense et les heures de cours nombreuses, mes deux années à l’université de l’Essex ont représenté un changement notable. En effet, j’ai trouvé que la charge de travail était moins lourde et qu’il y avait moins de pression de la part des enseignants envers les étudiants et plus de bienveillance. Une des particularités de l’université de l’Essex est son attention portée non seulement au parcours académique de ses étudiants, mais aussi à leurs activités extracurriculaires et à leur bien-être mental. Mon expérience au sein d’une université anglaise a considérablement contribué à mon épanouissement personnel et académique, ce qui constitue une différence marquante par rapport à mon expérience académique en France. Toutefois, les enseignants de droit français ont apporté un cadre et un rythme de travail rigoureux qui ont été tous les deux bienvenus car ils m’ont permis de maintenir mes objectifs académiques et de me préparer au mieux pour mon retour dans l’enseignement supérieur français.
  • Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

Mon expérience à l’université de l’Essex a été globalement positive, cependant, j’ai rencontré certaines difficultés. L’une des principales a été de se faire des amis internationaux. Malgré les nombreuses occasions de rencontrer des gens à travers des clubs sportifs ou des soirées, je n’ai réussi à nouer des liens forts qu’avec les autres étudiants français. Cela fût pour moi une réelle déception car j’aspirais à une expérience plus internationale. Une autre difficulté a été de faire face à des moments de déception concernant mes résultats académiques, notamment au cours de ma première année. Cependant, grâce aux retours constructifs de mes enseignants sur mon travail et à leur disponibilité pour m’aider à m’améliorer, j’ai pu progresser de manière significative dans mes compétences en droit.
 
  • Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel ?  Sur le plan personnel ? 

Sur le plan académique, ma mobilité à l’étranger a été un véritable enrichissement pour mon projet académique et professionnel. Tout d’abord, elle m’a permis d’acquérir des compétences linguistiques solides en anglais, ce qui représente un atout considérable dans le monde professionnel. En outre, les enseignements que j’ai suivi en droit français et en droit anglais m’ont permis d’approfondir ma capacité d’analyse et de résolution de problèmes juridiques dans les deux langues, renforçant ainsi mes perspectives professionnelles dans un contexte international. Par ailleurs, les connaissances spécifiques que j’ai acquises en droit anglais lors de mon séjour à l’université de l’Essex seront un atout majeur dans mon parcours académique et professionnel. En tant que future juriste souhaitant évoluer dans des entreprises de dimension internationale, je suis convaincu que cette expérience à l’étranger me permettra de mettre en pratique mes compétences juridiques et linguistiques de manière utile et efficace.
Sur le plan personnel, cette expérience à l’étranger a été une véritable source de croissance et de découverte de soi. Quitter la France à l’âge de 18 ans et prendre mon indépendance m’a inculqué un sens accru des responsabilités et m’a préparé à affronter les défis de la vie adulte. De plus, cette immersion dans une culture différente m’a permis de mieux me connaître, de découvrir mes aspirations personnelles et professionnelles, ainsi que de développer mes valeurs et mes intérêts. Pour moi, vivre une expérience à l’étranger représente l’un des moyens les plus efficaces pour se découvrir soi-même et prendre confiance dans son parcours de vie adulte.
 
  • Quels conseils donneriez-vous aux autres étudiants et étudiantes de Nice intéressé.e.s par la même mobilité que vous ? 

Si vous avez la chance d’obtenir une place au sein du double diplôme à l’université de l’Essex, mon conseil est simple : saisissez cette opportunité sans hésiter ! Cette expérience m’a enrichi de manière inestimable, comme en témoignent mes réponses précédentes. Si vous en avez les moyens et que vous vous sentez prêts à vivre une expérience aussi gratifiante sur les plans académique et personnel, je vous encourage vivement à partir. Cette expérience deviendra un atout majeur tout au long de votre vie. En ce qui concerne l’organisation de ma mobilité, j’ai commencé par me renseigner au maximum sur le double diplôme et sur la vie à l’université de l’Essex. Cependant, le soutien et l’encadrement offert par l’université, les enseignants et les étudiants permet de se décharger d’une grande partie des préparatifs pour le départ. En réalité, il n’y avait pas grand-chose à faire de mon côté, si ce n’est de ne pas se stresser et d’accueillir avec joie cette nouvelle aventure. La seule partie fastidieuse et stressante du processus a été pour moi la gestion des démarches administratives telles que l’inscription à l’université et l’obtention du visa. Cependant, même dans ce domaine, j’ai été bien accompagné et soutenu, ce qui a grandement atténué mes inquiétudes.
 

Propos recueillis en mai 2024 par Maria Alvarez, responsable du Service des relations internationales de la Faculté de droit et science politique