MOBILITÉ AU KENYA - 1

  • Vie étudiante
Publié le 12 janvier 2024 Mis à jour le 16 janvier 2024
Date(s)

le 12 janvier 2024

Lieu(x)

Campus Trotabas

TÉMOIGNAGE

  • Pourquoi avez-vous choisi de partir à l’étranger, et pourquoi avez-vous choisi cette destination ? 

J’ai choisi de partir à l’étranger car, tout d’abord, c’est une chance de pouvoir voyager, notamment lorsque l’on est étudiant grâce aux aides et aux partenariats. De plus c’est à l’étranger, c’est au contact de personnes qui pensent différemment que l’on grandit vraiment et que l’on se forge son opinion et son esprit critique.  
 
Dans mon cas, j’ai décidé de partir au Kenya car j’aimerais travailler dans la diplomatie et les relations internationales en Afrique de l’Est.  Je trouve que malheureusement, on parle peu de ces pays ou alors pour des raisons qui ne sont pas les bonnes. Le Kenya était alors le meilleur choix car NAIROBI, la capitale, rayonne dans la région.

SALOMÉ CHASSEREAU-DENIS

Mobilité  à Nairobi, Keynia. 1er semestre 2023
 
 
  • Comment s’est déroulée votre intégration au sein de l’université partenaire (évènement d’accueil, services pour les étudiants étrangers, tutorat, …) ? 

L’université a organisé des jours afin d’expliquer à tous les nouveaux étudiants comment s’inscrire aux cours et comment se déroule l’année. Dans notre cas (avec une autre étudiante), ce n’a pas été si simple car nous avons choisi des cours dans plusieurs cursus, ce qui n’est pas habituel dans cette université.  Le personnel et les professeurs ont alors été d’une grande aide et nous ont accompagné tout au long de l’année. Il y avait aussi un service pour les étudiants étrangers, très pratique, tout comme un groupe WhatsApp et un compte Instagram.
 

  • Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ? 

Avant de venir au Kenya, mon niveau était B2, j’arrivais à communiquer mais j’avais des lacunes à l’écrit. Aujourd’hui je me sens beaucoup plus à l’aise pour écrire.

  • S’agissait-il de votre première fois dans ce pays ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ? 

C’est bien la première fois que je découvrais le Kenya et je ne vais pas mentir… c’était fantastique. La ville, les paysages, activités et les personnes que j’ai rencontré m’ont vraiment permis d’apprécier le pays et de me sentir à l’aise. Je ne regrette absolument pas d’être parti, et au moment où j’écris ce message je suis réellement triste de partir.

    Concernant la vie, il y en a pour tous les goûts. En plus du campus qui est très vivant, avec beaucoup de différents sports et associations, il y beaucoup de lieux à visiter et d’endroits très vivants. La « night life » est aussi très développée, les kenyans aimant beaucoup sortir et s’amuser.
 

  • Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur du pays d’accueil ?

La majeure différence repose dans le fait que peu de personne font un master dans l’université d’accueil, ce qui fait que nous avons été très peu dans notre classe de master. Sinon, majoritairement, le mode d’enseignement reste semblablement le même. Une autre différence réside dans la manière d’enseigner, les professeurs sont très investis dans leurs cours et cela donne vraiment envie d’écouter. Enfin, la dernière différence concerne la notation, un semestre vaut 100 points (l’ensemble des examens donne une note sur 100).

  • Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

Une difficulté a été l’administratif. En effet, nous avons dû remplir de nombreux documents ou encore nous avons eu des difficultés car nous ne savions pas qu’il fallait remplir d’autres documents (preuve de payement).
 

  • Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel ?  Sur le plan personnel ? 

Sachant que j’aimerais travailler dans la région à terme, une connaissance du Kenya et du Kiswahili étaient impératif. J’ai pu alors me créer un réseau, connaitre des personnes et des organisations pour un futur stage ou projet professionnel.
 

  • Quels conseils donneriez-vous aux autres étudiants et étudiantes de Nice intéressé.e.s par la même mobilité que vous ? 

Foncez ! Si vous êtes intéressé, foncez car j’ai vécu un moment incroyable. Si je peux néanmoins donner un conseil, ce serait de prendre tout avec légèreté, comme le font les kenyans. Être en retard est commun et l’organisation n’est pas le fort de la majorité des kenyans.
Je vous conseille aussi de parler avec des étudiants qui sont partis avant vous car cela pourrait être une grande aide dans l’organisation de votre mobilité.
 

  • Quel est votre meilleur souvenir ?

C’est difficile car j’ai vraiment apprécié beaucoup de moments mais je pense que mon meilleur souvenir a été mon anniversaire, organisé par tous mes amis au Kenya. Ils m’ont fait la surprise de tout organiser et ce moment restera gravé dans ma mémoire. Nous ne nous connaissions pas depuis longtemps mais tout le monde a dégagé du temps pour me faire plaisir, ce qui m’a particulièrement touché.

Propos recueillis en décembre 2023 par Maria Alvarez, responsable du service des relations internationales de la Faculté de droit et science politique.