MOBILITÉ EN BELGIQUE- 5

  • International
Publié le 25 mai 2023 Mis à jour le 10 janvier 2024
Date(s)

le 30 mai 2023

TÉMOIGNAGE

  • Pourquoi avez-vous choisi de partir à l’étranger, et pourquoi avez-vous choisi cette destination ? 

J’ai choisi de partir à l’étranger car je voulais découvrir un autre enseignement dans un autre pays et plus précisément celui de mon pays d’origine. En effet, j’ai choisi la Belgique car je suis de nationalité belge et je n’ai jamais eu l’occasion d’habiter très longtemps dans ce pays. C’est pour cette raison que je voulais connaître un peu plus l’enseignement et la culture de mon propre pays.

  • Comment s’est déroulée votre intégration au sein de l’université partenaire (évènement d’accueil, services pour les étudiants étrangers, tutorat, …) ? 

Le premier jour, l’Université de Louvain a organisé un « welcome day », nous avons tous eu des cadeaux et nous nous sommes tous présentés. Cela a permis de rencontrer les autres étudiants étrangers mais également les personnes qui allaient s’occuper de nous. Nous avons ensuite fait un tour du campus et puis un repas nous attendait pour que l’on puisse tous faire connaissance. À la suite de nombreux stands étaient mis en place pour s’informer sur le sport, les transports, les logements. Ainsi l’intégration s’est faite dès le premier jour et par la suite les étudiants en charge du « kot Erasmus » ont mis en place un groupe WhatsApp sur lequel nous avons tous pu communiquer. Je ne me suis jamais sentie mise à l’écart, il y avait toujours quelqu’un pour répondre à mes questions que ce soit des étudiants ou bien des coordinateurs à la faculté.

PALOMA BURGIO

Mobilité  à l'Université de Louvain, Belgique (1er semestre 2022-2023)
 
 
  • Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ? 

Lorsque je suis arrivée mon niveau en anglais était B2, je n’ai pas fait de test en rentrant pour évaluer réellement ma progression mais je me rends compte que je n’ai jamais eu de mal à me faire comprendre ou à bien m’exprimer. À la fin du séjour je me sentais beaucoup plus à l’aise en anglais et l’anglais me venait automatiquement.

 
  • S’agissait-il de votre première fois dans ce pays ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ? 

Ce n’était pas la première fois que je venais en Belgique puisque je suis Belge mais c’est la première fois que j’y reste aussi longtemps. Ainsi, je connaissais déjà la sympathie des Belges mais je n’avais pas encore découvert le côté très festif et si accueillant des Belges. Je me suis toujours sentie en sécurité à Louvain ce qui est très important en tant que femme, de ne pas avoir peur de sortir de chez soi.
 

  • Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur du pays d’accueil ?

Les cours en Belgique sont assez différents puisque j’étais principalement inscrite dans des cours de master donc les cours se faisaient en plus petit groupe. Dans certains cours nous étions une trentaine d’étudiants, ce qui donne l’impression d’être beaucoup plus proche de l’enseignant. Dans ce genre de cours, on a la possibilité de poser des questions pendant le cours et cela rend le cours beaucoup plus interactif.
D’autre part, il y a également des cours dans lesquels nous étions environ 200, ces cours ressemblent plus aux cours magistraux que l’on connaît à Nice.
Une autre différence est, que je n’avais pas de TD, ce qui peut paraître une bonne chose parce que l’on a plus de temps et moins de travail pendant le semestre. Mais cela est plus compliqué pour les examens car on ne voit pas la matière en profondeur et on ne peut pas s'entraîner en amont de l’examen final.
 

  • Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

La première difficulté est celle déjà évoquée concernant les TD, cela m’a vraiment handicapée pour certains examens car je n’avais pas eu assez d'entraînement pour les exercices demandés.
De plus, dans une matière l’enseignant n’avait pas donné de détails sur la correction de son examen (points négatifs, barème) et au moment des résultats, l’enseignant avait effectué un barème d’une quarantaine de critères. Lorsque vous n’êtes pas habitué à ce type de correction, il est compliqué d’obtenir un bon résultat.
J’ai également obtenu peu de détails sur les méthodologies requises par les professeurs à certains examens. Je pense notamment aux examens dans lesquels il a fallu écrire un essai, qui est un format que nous ne connaissons pas en France. Il a donc fallu trouver nous même une méthodologie qui corresponde à celle demandée.
 

  • Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel ?  Sur le plan personnel ? 

Concernant les apports sur le plan académique, la mobilité m’a permis d’appréhender de nouvelles matières plus spécialisées que celles que j’avais l’habitude de suivre à Nice. Cela m’a permis de me rendre compte que d’autres matières me plaisaient, notamment le droit européen.
D’un point de vue professionnel, j’aimerais devenir avocate et ce qui était très intéressant c’est que nombreux de mes professeurs étaient avocats ou bien juges à la Cour de Justice. Nous avons eu d’ailleurs la chance de nous y rendre et c’était très intéressant de suivre certains des arrêts sur lesquels nous travaillons en cours. Cela nous a permis aussi de possiblement envisager des stages dans cette structure.
D’un point de vue personnel, le fait de rencontrer des personnes du monde entier permet de s’ouvrir à de nouvelles cultures et cela apporte énormément. Les rencontres faites en mobilité Erasmus resteront à jamais gravées dans ma mémoire et cela m’a permis de me faire de nouveaux amis à qui j’espère pouvoir rendre visite pour découvrir leur pays.

  • Envisagez-vous de vous expatrier ?

Non.
 

  • Quels conseils donneriez-vous aux autres étudiants et étudiantes de Nice intéressé.e.s par la même mobilité que vous ? 

Je pense que les étudiants de Nice ne pensent peut-être pas à partir en Belgique en Erasmus car cela semble moins dépaysant que certaines autres destinations. Néanmoins, nos voisins ont le sens de l’accueil même lorsque les degrés sont négatifs et qu’il pleut pendant des jours. Point positif, vous verrez très certainement la neige avant Noël.
Plus sérieusement, la Faculté de Louvain la neuve est très différente de celle de Nice. Comme le disait notre coordinatrice le premier jour, c’est un campus américain mais en brique. En effet, toute la ville est une ville étudiante : vous trouvez des facultés un peu dans tous les coins de la ville et au centre se trouvent les restaurants, les magasins, un cinéma et tout ce qui est nécessaire pour la vie universitaire, comme des endroits pour imprimer vos cours. Louvain est la ville la plus récente de Belgique et elle a mis en place de nombreuses structures pour les étudiants notamment un immense complexe sportif où vous pouvez trouver de nombreuses activités sportives et cela pour 30 euros l’année. Vous n’allez pas vous ennuyer à Louvain car de nombreux événements sont organisés par la ville ou bien par « les kot étudiants » qui ne manque pas une soirée étudiante.

En ce qui concerne mon organisation, je n’ai pas eu de problème relatif au logement puisque je logeais dans ma famille. Néanmoins si vous désirez vous rendre à Louvain commencez vos recherches de logement bien à l’avance car il n’y a pas énormément de logement et les prix peuvent être extrêmement chers si vous attendez trop longtemps. En ce qui concerne le coût sur place, les courses sont plus chères qu’en France donc préparez votre budget en conséquence.
 

  • Quel est votre meilleur souvenir ?

Il est difficile de choisir un seul souvenir donc je vais vous en donner au moins deux.
Le premier est une journée que j’ai passée avec une de mes amies à Bruxelles, c’était à la période de Noël. Il y avait le marché de Noël mais surtout l’immense sapin sur la Grande Place avec un jeu de lumière. C’était vraiment une journée digne d’un film de Noël, l’ambiance, le temps, tout était au rendez-vous. Alors si vous souhaitez visiter Bruxelles, je vous conseille Noël.
Enfin, un de mes meilleurs souvenirs reste le bal de la Faculté de droit de Louvain. Il s’agit d’un gala organisé par la faculté. Pour cette soirée, tenue de bal exigée. C’était une soirée qui n’a rien à voir avec celle organisée à Nice, les filles devaient obligatoirement porter des robes de bal et les garçons des costumes. C’était vraiment une autre ambiance, seul petit point négatif la robe et les talons ne vont pas de pair avec les 2 degrés en Belgique.

Propos recueillis en mai 2023 par Stella Naizot, responsable du bureau des relations internationales de la Faculté de droit et science politique.